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PRESTATAIRE DE SERVICES · LEÇON 1 SUR 2
L'écoute active et la dignité dans les moments du quotidien
La plus grande partie de votre quart se passe dans de petits moments. Une tasse de thé. De l'aide pour s'habiller. Une promenade jusqu'au coin de la rue. Votre façon d'être présent dans ces moments est le vrai travail, tout autant que la tâche inscrite à l'horaire.
Cette leçon porte sur la manière d'être présent dans la pièce. Pas la liste de tâches. La personne. À la fin, vous saurez écouter de façon à ce que la personne âgée se sente entendue, et tenir la dignité dans les petits moments routiniers qui composent l'essentiel d'une visite.
L'écoute comme pratique, pas comme script
Quand vous entrez, la personne âgée vous lit déjà. Elle remarque votre visage, votre rythme, si vous la regardez ou si vous regardez le plancher. L'écoute active n'est pas un truc. C'est quelques petites habitudes, faites volontairement, à chaque visite.
Assoyez-vous pour parler
Si vous pouvez vous asseoir, asseyez-vous. Rester debout au-dessus de quelqu'un dans son propre fauteuil le rabaisse. Une chaise tirée près de lui, vos mains libres, votre sac par terre. Vous dites avec votre corps : je suis là. Les dix prochaines minutes sont pour vous.
Regardez la personne, pas l'horloge
Un contact visuel à sa hauteur. Si Maria est dans son fauteuil à East Houston et que vous êtes sur le sofa, penchez-vous légèrement vers elle. Pas tout le temps. Juste assez pour qu'elle voie que votre attention est sur son visage.
Posez une question ouverte, puis attendez
Les questions ouvertes commencent par comment, quoi, quand. « Comment avez-vous dormi la nuit dernière ? » Pas « Avez-vous bien dormi ? » Ensuite, attendez. Comptez jusqu'à quatre dans votre tête s'il le faut. Beaucoup de personnes âgées répondent lentement. Ce silence n'est pas gênant, c'est la réponse qui arrive.
Reformulez ce que vous avez entendu
Avant de passer à la suite, redites ce que vous avez entendu dans vos propres mots. « Donc, on dirait que le bruit de la rue vous a encore tenu éveillé. Ça fait deux nuits de suite. » Cela montre à la personne que vous avez vraiment écouté. Cela permet aussi de rattraper les fois où vous avez mal compris, pendant qu'il est encore temps de corriger.
Le silence n'est pas un échec. Un nouveau prestataire essaie souvent de remplir une plage de silence par du bavardage. Restez avec. La personne à côté de vous a le droit d'être silencieuse chez elle. Le silence est souvent le moment où ce qu'elle porte en elle finit par sortir.
La dignité dans les moments routiniers
La dignité n'est pas un discours. C'est la différence entre être soutenu et être géré. Trois endroits où elle apparaît à chaque visite.
Les repas
Demandez ce que la personne veut, même si vous le savez déjà. Offrez des choix par paires (« thé ou café ? ») plutôt que des questions ouvertes qui demandent de l'énergie. Assoyez-vous en face d'elle si elle mange, ne restez pas debout à regarder. Manger seul avec quelqu'un debout au-dessus de soi, ce n'est pas manger en compagnie. C'est être observé.
L'habillage
Étalez deux options et laissez la personne choisir. Si elle veut remettre la blouse d'hier, c'est sa décision. Expliquez ce que vous faites avant de la toucher. « Je vais soulever votre bras pour passer la manche. » Son corps lui appartient, et elle n'est pas une poupée.
La salle de bain
C'est là que la dignité se perd le plus facilement et se défend le plus farouchement. Frappez avant d'entrer, même si la porte est ouverte. Sortez quand vous pouvez. Fermez la porte quand vous ne pouvez pas. Utilisez les mots que la personne utilise pour son propre corps. Parlez doucement, comme vous voudriez qu'on vous parle.
Confirmez le plan, puis commencez
Quand vous arrivez, la personne âgée mène les petits choix du moment, même si un proche aidant a réservé la visite. Confirmez le plan avec la personne devant vous avant de toucher « commencé » dans l'application iCaria. « Votre fille m'a demandé d'aider avec la cuisine puis une courte promenade. Est-ce que ça vous convient toujours aujourd'hui, ou y a-t-il autre chose dont vous avez besoin d'abord ? »
La plupart des jours, le plan tient. Certains jours, il change, et ce changement est l'information la plus utile que vous récolterez de toute la visite. Inscrivez-le dans vos notes de visite quand vous touchez « terminé » pour que le défenseur voie la forme de la journée.
Karim à Scarborough. Vous vous assoyez. Vous demandez comment s'est passée la nuit. Il dit que ça va, puis il se tait. Vous attendez. Après un moment, il dit que son genou était de nouveau douloureux. Vous reformulez : « Deux mauvaises nuits avec le genou maintenant. » Il fait oui de la tête. Vous demandez s'il veut toujours la promenade jusqu'au coin. Il dit peut-être plus tard. Vous passez à la vaisselle. À la fin, vous écrivez : « Douleur au genou la nuit, deuxième fois cette semaine, promenade reportée. » Cette note est la visite, tout autant que la vaisselle.
Points clés de la leçon 1
- Assoyez-vous pour parler, à la hauteur des yeux de la personne, les mains libres.
- Posez une question ouverte. Attendez. Reformulez ce que vous avez entendu avant de passer à la suite.
- Offrez des choix dans les moments routiniers (vêtements, nourriture, rythme) au lieu d'agir à la place de la personne.
- Frappez avant la salle de bain, sortez quand vous pouvez, parlez doucement.
- Confirmez le plan avec la personne âgée avant de toucher « commencé » ; inscrivez ce qui a changé dans vos notes de visite à « terminé ».
Retrouver ce module Ouvrez Formation depuis votre portail à tout moment pour revenir à ce module. Ceci est la leçon 1 sur 2 ; la leçon 2 porte sur les refus et les journées plus difficiles, et un questionnaire de connaissances arrive après la leçon 2. Vous repassez le questionnaire chaque année lorsque vous renouvelez votre certification.